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juressekankolongo

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HISTOIRE DES ROYAUMES DU CONGO

HISTOIRE DES ROYAUMES DE LA REP.DEMOCRATIQUE.CONGO

La région dont l'histoire est abordée ici correspond, depuis 1960, à deux États souverains, le Congo-Brazzaville, aujourd'hui appelé République du Congo, et le Congo-Kinshasa, appelé Zaïre naguère, et désormais République Démocratique du Congo. Ce nom de Congo, provient de celui d'une royaume apparu au XIVe siècle , environné plusieurs autres États (Kuba, Luba, Lunda, etc.) qui eurent aussi leur importance, du moins jusqu'à l'irruption des Européens (L'Afrique, de la forêt équatoriale à l'Angola). Les Portugais, ayant découvert ce pays en 1484, s'y étaient établis et avaient transformé la capitale du royaume, Mbanza Kongo, en une ville d'aspect européen qui compta jusqu'à 40000 habitants et qu'ils nommèrent San-Salvador. En 1636, une, invasion des Jaga (Djaga ou Njagga), peuple de l'intérieur ruina la ville et marqua le terme de la domination portugaise qui ne se maintint qu'en quelques points de la côte (enclave de Cabinda, et Angola, plus au Sud). Les prétentions du Portugal sur ce littoral, après avoir été longtemps contestés par plusieurs puissances européennes, furent définitivement réglés en 1884-85 lors de la conférence africaine de Berlin, qui a réparti la région du Congo entre la France, le Portugal et l'Association internationale africaine, propriété personnelle de Léopold II, roi des Belges.
Au XXe siècle, deux colonies furent formées : le Congo belge, issu de la "nationalisation", en 1908, par la Belgique de l'ancienne Association internationale Africaine (devenue entre-temps l'État indépendant du Congo), et le Congo français, qui devient en 1910 une division de la toute nouvelle Afrique Équatoriale Française (A.E.F). Durement éprouvés par l'exploitation qu'ils ont subie tout au long de la période coloniale, les deux pays accèdent à l'indépendance en 1960, mais les populations restent soumises à l'oppression. Un despote, Joseph Mobutu (Mobutu Sese Seko) dirige le Zaïre avec brutalité pendant 32 ans. Il sera chassé du pouvoir en 1997, mais seulement par une nouvelle dictature celle des Kabila, père et fils. Quant au Congo-Brazzaville, pendant un quart de siècle il expérimente, sous la férule d'un régime autoritaire dirigé depuis 1979 par Denis Sassou-Nguesso, une politique marxiste qu'il finit par abandonner en 1990. Un président est élu en 1992, mais après une brève guerre civile, en 1997, Sasoou-Nguesso revient au pouvoir.

LE ROYAUMES DU CONGO

L'archéologie témoigne d'une précoce et progressive sédentarisation des populations dans le bassin du Congo, qui aurait commencé dès la fin de l'âge de fer. A l'approche de l'an mil, pratiquement partout, les sites agricoles ont pris le relais des civilisations chasseresses. Le Pygmées ont été relégués dans les forêts équatoriales et les les Khoïsan ont été repoussés vers le Sud par les Bantous (L'histoire de l'Afrique Australe). La sédentarisation s'est accompagnée de la lente mise en place de solides États. Le plus puissant d'entre eux, le Kongo serait issu d'une scission apparue dans un petit royaume nommé le Bungu (rive nord du Congo) dans la seconde moitié du XIVe siècle. Lukeni, Son premier roi, semi-légendaire fonde alors une capitale Mbanza Kongo (la future São Salvador) et regroupe un certain nombre de chefferies autour de six provinces. Les Portugais, qui atteignent l'embouchure du fleuve Congo en 1498, entreprennent une évangélisation du royaume. Elle sera assez rapidement couronnée de succès au moins auprès de la classe dirigeante, qui voit dans la christianisation un outil susceptible de renforcer son pouvoir en le sacralisant. Les rois prendront désormais des noms chrétiens : João Ier, Afonso Ier , Alvaro Ier. Mais ici comme ailleurs en Afrique, c'est le trafic d'esclaves, qui derrière le verni de la christianisation, va être le vrai ciment des liens avec les Européens.



ANCIENS ROYAUMES DU CONGO

En 1561, des dissensions liées à une succession au trône, débouchent sur une période troublée. Les conflits avec peuples voisins, tels les Teké, déstabilisent le pouvoir central. Certains, états vassaux gagnent leur indépendance : les Vili fonderont ainsi, le long de la côte au Nord du Kongo, le royaume de Loango, appelé à un certaine prospérité jusqu'à sa désagrégation vers 1750, grâce à son rôle d'intermédiaire, entre l'intérieur et les Européens, pour la traite des esclaves et de l'ivoire. Les Ngola (Angola), se détachent également à cette époque, sans toutefois parvenir à constituer une entité politique forte. Les Portugais sont beaucoup trop présents sur leur territoire et actifs dans la traite pour le permettre. C'est dans ce climat de désagrégation qu'un groupe d'envahisseurs, venus du Sud, les Jaga sans doute sollicités par des populations locales en désarroi, attaque le Kongo et met à sac São Salvador.

Les Jaga ( = Imbangola) - Très minoritaires, très disciplinés, très dangereux, tels étaient les Jaga. Ces guerriers itinérants, apparentés aux Lunda qui menacent à partir de 1568 l'intégrité du Kongo, jusqu'à ce que l'aide des Portugais parvienne avec difficulté à les en chasser, étaient, semble-t-il issus de Mbata. On les suppose à l'origine, quelque temps plus tard, de la création des États yaka, humbe et ovimbundu.
Grâce à l'aide des Portugais, l'autorité monarchique sera finalement rétablie, et le roi Alvaro Ier (1568-1587) accède au trône. Cette aide a un prix, qui correspond pratiquement à une mise sous tutelle du pays par les Portugais. Ses successeurs tenteront de se libérer de cette emprise, mais sans le moindre succès. Bien au contraire, en 1656, un nouveau traité signé avec les autorités portugaises de Loanda (Angola) limitent encore davantage la souveraineté du Kongo. Le pouvoir central se désagrège de nouveau. Le royaume n'est plus qu'une fiction après la bataille d'Ambwila, en 1665, sous le règne d'Antonio Ier, et São Salvador est même abandonnée de 1678 à 1703. Le pays, dépecé par les puissances européennes, est en ruine depuis longtemps lorsque la Conférence de Berlin en 1884 consacre officiellement de son démembrement.
Les royaumes de l'intérieur

Autour du Kongo de nombreuses entités politiques ont vu le jour au cours de l'histoire. Le royaume des Ovimbundu et le royaume de Loango ont déjà été cités. Les deux ont eu un important rôle d'intermédiaires rôle entre les commerçants blancs de la côte et l'intérieur de l'Afrique centrale. En échangeaient des esclaves contre des armes à feu, ces États ont ont pu assujettir les populations qui les entouraient. D'autres royaumes importants se sont également formés plus à l'intérieur des terres, en particulier ceux de Koundou et de Mongo dans la cuvette congolaise. Et surtout, plus au sud les trois royaumes du Haut-Congo : les royaumes de Kuba, de Luba et de Lunda :

Kuba
Le Kuba, situé dans l'actuelle région de savane et de forêt du Kasaï (entre les rivières Kasai et Sankuru), aurait été fondé par une population apparentée aux Mongo de la forêt venue de l'embouchure du Congo. Ce peuple, d'abord organisé dans une fédération de chefferies, qui ne connaît initialement que la chasse, la pêche et la culture du mil et de la banane auraient été délogé de son territoire d'origine par les Jaga au XVIe siècle. Le premier roi de Kuba aurait été le légendaire Woto. Peut-être un poil plus historique est Chamba-Bolongono ( = Shyaam a Mboul a Ngoong), qui vers 1630 aurait mené une politique pacifiste et favorisé le développement des arts (sculpture). On attribue également à ce souverain l'introduction de la culture du maïs, du haricot, du manioc et du tabac, ainsi que celle du culte d'un dieu suprême. A partir de 1880, des problèmes successoraux, suivis de révoltes de populations vassales ont conduit au déclin du royaume. Il sera rattaché au Congo belge en 1910.
Luba
L'origine du royaume Luba est confuse et son histoire difficile à extirper du récit mythologique. La région du Kasaï dans laquelle il se développe a déjà été habitée par une population d'agriculteurs au VIe s. Elle a été ensuite colonisée par des populations Songé venues du Maniéma au XVe s., rejointes à la fin XVIe s. par des tribus issues du Sud-Est. C'est au début du XVIIe s. que la tradition place la fondation du royaume. Le Luba, connu sous le nom d'Orua par les explorateurs, qui n'est au départ que l'une des multiples chefferies Songé prend corps au nord du lac Upemba puis s'étend jusqu'au lac Tanganyika (L'Afrique des Grands lacs). Après une période faste au XVIIIe siècle, une série d'assassinats déchire la famille royale déstabilise l'État au XIXe siècle. Les Tchokwé, les Tétéla et les Yéké en profiteront pour le mettre à terre. A noter que d'autres royaumes Luba se sont également constitués : celui de Kikonja (lac Kisalé), ainsi que ceux de Kaniok et de Kalundwé.
Lunda
Ce royaume féodal installé dans le haut-Kasaï (ouest de l'actuelle province du Shaba) a été fondé au XVIe siècle par des guerriers-chasseurs Luba. Au XVIIe siècle, une guerre de succession oppose deux frères, Tchinguri et Tchinyama, à leur père, le roi Nkond. Il sera tiré d'affaire par sa fille Lueji, rapporte le mythe de fondation et c'est elle qui lui succédera finalement. Chacun des frères fonde alors son propre royaume sur le Kuango : celui des Tchokwé et celui des Luena. Tous sont organisés selon le modèle du royaume Luba. Comme ce dernier, le Lunda atteint son apogée au XVIIIe s. Le royaume et les autres entités qui en sont issues se sont dissociés au XIXe s. En partie à la suite de la guerre qui oppose le Tchokwé et les Lunda, et que l'on a appelée la guerre de la flèche de bois : En 1885, les Tchokwé envahissent le territoire Lunda. Ceux-ci parviennent à les repousser. Mais les deux entités en sortent affaiblies et passeront sous protectorat belge en 1909.


La Conférence de Berlin et après

L'entrée en scène de la Belgique.
Officiellement, dans le but de lutter contre l'esclavage qui continuiait de sévir en Afrique malgré son interdiction, le roi des Belges Léopold II réunit à Bruxelles, en 1876, les sommités de la science géographique et les explorateurs célèbres de toutes les nations à l'effet « de discuter et de préciser en commun les voies à suivre, les moyens à employer pour planter définitivement l'étendard de la civilisation sur le sol de l'Afrique centrale ». Cette conférence posa les bases de l'Association internationale africaine qui choisit comme champ d'opération toute la région d'Afrique s'étendant entre la côte orientale et les grands lacs de l'intérieur. Pendant six ans, les expéditions se succédèrent; elles eurent pour résultat la création d'un grand nombre de postes dont les principaux furent Karéma et Mpala sur le lac Tanganyika. Un grand événement s'était produit dans l'intervalle. En août 1877, Stanley, dont on était sans nouvelles depuis trois ans, avait reparu sur les bords de l'Atlantique, révélant au monde le cours du Congo et les richesses de son immense bassin. Le roi Léopold, intéressé par ces grandes découvertes, appela à lui l'explorateur et, le 25 novembre 1878, se constituait à Bruxelles le comité d'études du Haut-Congo destiné à remplir à la côte occidentale une mission analogue à celle dont l'Association internationale africaine s'acquittait sur les rivages de l'océan Indien. Grâce aux relations amicales que les agents de cette nouvelle société surent maintenir avec les populations indigènes, ils réussirent à remonter le Congo jusqu'aux Stanley-Falls, a établir des communications régulières avec la côte et à fonder une chaîne de stations sur les deux rives du fleuve. Le résultat obtenu était décisif; le comité d'études, afin d'assurer l'avenir de son oeuvre, résolut d'organiser politiquement les territoires qu'il avait explorés. Il changea dès lors de nom et s'appela l'Association internationale du Congo, une société privée contrôlée par Léopold II. Vers la fin de 1883, l'Association internationale avait entre les mains plus de mille traités par lesquels les chefs indigènes lui cédaient leurs droits souverains sur l'immense domaine compris dans le bassin du Congo. Il restait un dernier acte à accomplir : la nomination officielle du souverain de l'État indépendant du Congo. Le choix était tout désigné et par les faits et par l'opinion publique. Appuyée par l'approbation générale, Léopold II écrivit à ses ministres, le 16 avril 1885, pour leur demander de présenter aux Chambres un projet de loi l'autorisant, conformément à la Constitution belge, à accepter la souveraineté d'un autre État. Les Chambres législatives belges accordèrent cette autorisation, et l'État Indépendant du Congo se trouva définitivement constitué (il se complétera en 1891 par la conquête du Katanga). Mais il ne suffisait pas d'avoir acquis cette souveraineté par des actes passés avec les chefs indigènes, il fallait la faire reconnaître par les puissances occidentales. Le 10 avril 1884, le Sénat des États-Unis autorisait le président américain « à reconnaître le drapeau de l'Association internationale du Congo à l'égal de celui d'un gouvernement ami », puis le 8 novembre 1884, l'Allemagne reconnut la souveraineté de l'Association internationale.

Le partage du gâteau.
Le développement de l'oeuvre parallèle dans le bassin du Congo de l'Association internationale africaine et de Stanley, incita les autres puissances européennes à s'entendre sur la définition de leurs propres possessions en Afrique. Ce fut l'objectif de la conférence de Berlin (1884-85), convoquée par Bismarck de concert avec le président de la République française « pour régler, dans un esprit de bonne entente mutuelle, les conditions qui pourraient assurer le développement au Congo et prévenir des contestations et des malentendus ». Après quatre mois de délibération, cette assemblée traça les limites du bassin conventionnel du Congo, fixa la législation économique destinée à régir le nouvel État et lui concéda le privilège politique de la neutralité. C'est aussi par les décisions de cette conférence, et par des traités subséquents avec l'État libre du Congo (26 janvier 1886) et avec le Portugal (12 mai 1886) que les limites du Congo français ont été fixées. Dans l'entretemps, les représentants de l'Association avaient entamé des négociations diplomatiques avec tous les agents des puissances accréditées auprès de la conférence. L'une après l'autre, les principaux gouvernements d'Europe reconnurent le nouvel État, et le 26 février 1888, l'Association internationale du Congo adhéra elle-même aux résolutions de la conférence.

Congo belge, Zaïre, République démocratique du Congo.
En 1909, à la mort de Léopold II, l'État indépendant du Congo est cédé à la Belgique par testament (il avait déjà été annexé de fait l'année précédente en réaction aux protestations de la communauté internationale contre les meurtres et les atrocités commis par les agents du roi). Le Congo acquiert alors le statut de colonie, avec pour capitale Léopoldville (rebaptisée Kinshasa en 1961). La situation des populations, qui sous la domination du roi des Belges n'avait été qu'une exploitation brutale, laissant, a-t-on pu lire, des millions de morts, commence à connaître une amélioration toute relative (l'usage du coup de fouet ne sera, par exemple, interdit qu'en 1958). L'indépendance est finalement proclamée en juin 1960. Président : Joseph Kasa-Vubu (Kasavubu), premier ministre : Patrice Lumumba. Le mois suivant, le Katanga, où se situent d'importantes mines, se proclame indépendant à son tour, sous la conduite de Moïse Tshombé, lui-même piloté par les sociétés européennes qui gardent en sous-main la mainmise sur l'exploitation des mines. La Belgique envoie des troupes sur place, vite suivies d'un contingent international placé sous la bannière des Nations Unies. En 1961, Lumumba, renversé par Joseph Mobutu, le nouvel homme fort du pays, et en prison depuis plusieurs mois est assassiné au mois de février. Tshombé renonce finalement à la sécession en 1963 et devient premier ministre de Kasavubu en 1964. L'année suivante, Joseph Mobutu prend officiellement le pouvoir, donne au Congo-Kinshasa le nom de Zaïre et se fait désormais appeler Mobutu Sese Seko. Le dictateur met en place un système de répression et de corruption tout à son bénéfice. Dans les années 1973, il chasse les compagnes étrangères, puis tente de les rappeler en 1977, en même temps que des troubles éclatent dans la province du Katanga (rebaptisé Shaba), où ont pris position des rebelles angolais. En 1991, des émeutes provoquées par des militaires restés depuis longtemps sans solde éclatent à Kinshasa. Le régime de Mobutu est de plus en plus fragile. Il cédera le pouvoir en 1997 à son principal opposant, Laurent-Désiré Kabila, dont les troupes, appuyées par des combattants venus d'Ouganda et du Rwanda, contrôlent déjà toute la partie orientale du pays. Le Zaïre prend alors le nom de République démocratique du Congo. L.D. Kabila, qui rompt son alliance avec ses anciens soutiens Ougandais et Rwandais est confronté à un nouveau conflit et sera assassiné en 2001. Son fils, Joseph Kabila lui a succédé depuis comme président et chef du gouvernement. En 2006, pour la première fois se sont tenues des d'élections présidentielles et législatives pluralistes. Joseph Kabila en est sorti vainqueur.

Congo français, République du Congo.
Le pays qui est aujourd'hui la République du Congo, et dont al capitale est Brazzaville a d'abord été désigné pendant quelque temps sous le nom d'Ouest africain. Dans un premier temps, l'Ouest africain a compris exclusivement les possessions françaises du bassin de l'Ogôoué; il s'est accru peu à peu, de 1875 à 1885, du bassin de l'Alima, d'une partie de la rive droite du Congo, de la côte de Loango, du bassin du Niari (ou Kouilou) et du bassin occidental de l'Oubangui. Le terme Ouest africain comprenait en outre, jointe à cet ensemble de possessions nouvelles, la colonie plus ancienne du Gabon (1839-44). C'est ensuite devenu un protectorat sous le nom de Congo français, en 1886.

L'intérêt des français pour cette vaste région date des explorations de Du Chaillu, en 1856 à 1859, qui visita le bassin inférieur de l'Ogôoué. Entre 1862 à 1874, les Français Serval, marquis de Compiègne et Alfred Marche, et l'Anglais Walker avaient reconnu son cours dans sa moitié inférieure, environ jusqu'au confluent de l'Ivindo. Il était réservé à Savorgnan de Brazza de compléter cette oeuvre d'exploration et d'attacher son nom à ce qui allait vite devenir une colonie nouvelle par la conception d'une politique originale, initialement faite de séduction, de patience, d'humanité. Il s'agissait non plus d'opprimer les indigènes, mais de nouer avec eux des relations durables et sûres. Dans deux explorations successives (de 1875 à 1878 et de 1879 à 1882), Brazza a obtenu les résultats suivants : exploration de l'Ogôoué jusqu'à la chute infranchissable de Poubara, et de son affluent la Passa; découverte du cours de l'Alima, affluent de droite du Congo; fondation de Franceville, sur la Passa, dans le Haut-Ogôoué; exploration du moyen Congo sur la rive droite et fondation de Brazzaville, au sommet de l'escalier du Congo; traité avec Makoko, qui donnait à la France droit de souveraineté sur le territoire environnant de Brazzaville et de protectorat sur ses États, qui s'étendaient sur les deux; rives du Congo entre Brazzaville et le confluent de l'Oubangui; découverte du Niari, dont la vallée ouvre, entre le Congo et l'Ogôoué, une voie de pénétration plus directe et, plus facile.

Les bonnes intentions, certainement sincères, de Brazza, se sont très rapidement heurtés aux intérêts des sociétés coloniales qui obtiennent en 1898 son renvoi, et se rendent responsables d'exactions tellement nombreuses qu'elles en émeuvent même la métropole. En 1907 les compagnies concessionnaires voient leur pouvoir restreint. Les mauvais traitements infligés aux populations vont continuer cependant, suscitant plusieurs révoltes, comme en 1928, après que soient morts à la tâche plus 17 000 personnes lors de la construction de la ligne de chemin de fer Brazzaville-Océan. Des aspirations à l'indépendance s'expriment dès le lendemain de la Première Guerre Mondiale, mais il faut attendre la fin de la seconde Guerre mondiale pour que la France concède, dans le cadre de l'Union Française, l'existence d'une vie politique locale (assemblée territoriale, représentation du Congo au Parlement). L'autonomie du Congo est votée finalement en 1958 et son indépendance acquise en 1960. Fulbert Youlou devient président. Il devra céder la place en 1963 à Alphonse Massamba-Débat, qui prend Pascal Lissouba comme premier ministre. Une tentative de rapprochement avec le bloc soviétique a lieu sous ce gouvernement, et sous celui qui le remplace en 1968, après le coup d'État du capitaine Marien Ngouabi. En 1970, Ngouabi proclame la République Populaire Marxiste du Congo. En 1977, après son assassinat, Joachim Yhombi-Opango prend la tête de l'État, puis cède la place en 1979 à Denis Sassou-Nguesso. Le marxisme est abandonné en 1990 et Pascal Lissouba devient en 1992 le premier président élu du pays. Des élections parlementaires contestées en 1993 inaugurent une période de troubles alternant avec des périodes

TEXTE DE JURESSE KANKOLONGO.
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#Posté le mardi 10 mars 2009 08:31

HISTOIRE D'INTERNET

Histoire d'Internet


Le premier serveur web, actuellement au musée du CERN, étiqueté « This machine is a server. DO NOT POWER DOWN!! » ce qui signifie : « Cette machine est un serveur. NE PAS ÉTEINDRE !! »L'histoire d'Internet remonte au développement des premiers réseaux de télécommunication. L'idée d'un réseau informatique, permettant aux utilisateurs de différents ordinateurs de communiquer, se développa par de nombreuses étapes successives. La somme de tous ces développements conduisit au « réseau des réseaux » (network of networks[1]) que nous connaissons aujourd'hui en tant qu'Internet. Il est le fruit à la fois de développements technologiques et du regroupement d'infrastructures réseau existantes et de systèmes de télécommunication.

Les premières versions mettant en scène ces idées apparurent à la fin des années 1950. L'application pratique de ces concepts commença à la fin des années 1960. Dès les années 1980, les technologies que nous reconnaissons maintenant comme les fondements de l'Internet moderne commencèrent à se répandre autour du globe. Dans les années 1990 sa popularisation passa par l'apparition du World Wide Web.

L'infrastructure d'Internet se répandit autour du monde pour créer le large réseau mondial d'ordinateurs que nous connaissons aujourd'hui. Il se répandit au travers des pays occidentaux puis frappa à la porte des pays en voie de développement, créant ainsi un accès mondial à l'information et aux communications sans précédent ainsi qu'une fracture numérique. Internet contribua à modifier fondamentalement l'économie mondiale, y compris avec les retombées de la bulle Internet.

Sommaire [masquer]
1 Principales dates de l'histoire de l'Internet[2]
2 Avant Internet
2.1 Manque de connexions inter-réseaux
2.2 Trois terminaux et un ARPA
2.3 Paquets aiguillés
3 Les réseaux qui conduisirent à Internet
3.1 ARPANET
3.2 X.25 et accès public
3.3 Unix to Unix Copy Protocol
4 Unification des réseaux et la création d'Internet
4.1 Protocole TCP/IP
4.2 De l'ARPANET au NSFNet
4.3 Transition en vue d'un Internet
5 Le protocole TCP/IP devient mondial
5.1 CERN : l'Internet européen et le lien à travers le Pacifique
5.2 Fracture numérique
6 Ouverture du réseau au commerce
7 Maintien de l'infrastructure
7.1 L'IETF et un standard pour les standards
7.2 NIC, InterNIC, IANA et ICANN
8 Utilisation et culture
8.1 Courrier électronique et Usenet : le développement de forums de texte
8.2 Bibliothèque mondiale : de Gopher au World Wide Web
8.3 Moteur de recherche
8.4 Bulle Internet des dot-com
8.5 Tendances récentes
9 Notes et références
10 Voir aussi
10.1 Liens internes
10.2 Liens externes
10.3 Bibliographie



Principales dates de l'histoire de l'Internet[2] [modifier]
Année Événement
1962 Début de la recherche par ARPA, un projet du ministère de la Défense américain
1967 Première conférence sur ARPANET
1969 Connexion des premiers ordinateurs entre 4 universités américaines
1971 23 ordinateurs sont reliés sur ARPANET
1972 Naissance du InterNetworking Working Group, organisme chargé de la gestion d'Internet
1973 L'Angleterre et la Norvège rejoignent le réseau Internet avec chacun 1 ordinateur
1979 Création des NewsGroups (forums de discussion) par des étudiants américains
1981 Apparition du Minitel en France
1982 Définition du protocole TCP/IP et du mot "Internet"
1983 Premier serveur de noms de sites
1984 1 000 ordinateurs connectés
1987 10 000 ordinateurs connectés
1989 100 000 ordinateurs connectés
1990 Disparition d'ARPANET
1991 Annonce publique du World Wide Web
1992 1 000 000 d'ordinateurs connectés
1993 Apparition du Navigateur web NCSA Mosaic
1996 10 000 000 d'ordinateurs connectés
1999 200 000 000 d'utilisateurs dans le monde
2005 1 000 000 000 d'utilisateurs dans le monde
2007 1 320 000 000 d'utilisateurs dans le monde


Avant Internet [modifier]

Manque de connexions inter-réseaux [modifier]
Avant la propagation des connexions inter-réseaux qui amena l'Internet actuel, la plupart des réseaux de communication étaient limités de par leur nature à des communications entre les postes du réseau. Quelques réseaux avaient des passerelles ou des ponts les reliant entre eux, mais la plupart du temps ils étaient limités ou conçus pour un usage unique. Une méthode déjà utilisée dans les réseaux de télécommunication reposait sur l'utilisation d'un ordinateur central, permettant simplement à ses terminaux d'être raccordés via de longues lignes. Cette méthode fut utilisée dans les années 1950 par le projet RAND afin de permettre la collaboration de chercheurs tels qu'Herbert Simon, alors situé à Pittsburgh en Pennsylvanie, et les chercheurs de Santa Monica en Californie, tous travaillant sur la démonstration assistée par ordinateur et l'intelligence artificielle.


Trois terminaux et un ARPA [modifier]
Un pionnier important dans l'histoire du réseau mondial, J.C.R. Licklider, mis en avant l'idée, dans sa publication de janvier 1960, "Man-Computer Symbiosis" (« La symbiose homme-ordinateur ») :

« un réseau de tels [ordinateurs], connectés les uns aux autres par des lignes de télécommunications large bande » qui fournissait « les fonctions de bibliothèques actuelles couplées avec les avancées faites dans le stockage et la récupération d'informations et [d'autres] fonctions symbiotiques.» — J.C.R. Licklider[3]
En octobre 1964, J.C.R. Licklider fut promu à la tête du bureau de traitement de l'information de la DARPA sous tutelle du Département de la Défense des États-Unis, et forma un groupe informel à l'intérieur de la DARPA afin de développer la recherche informatique. Trois terminaux furent installés sous la tutelle du bureau de traitement de l'information. Un pour System Development Corporation à Santa Monica, Californie, un pour Project Genie à l'Université de Californie à Berkeley et un pour le projet Multics à l'Institut de Technologie du Massachusetts (MIT). De par les problèmes rencontrés, les besoins de création d'inter-réseaux de J.C.R. Licklider devinrent alors évidents :

Pour chacun de ces trois terminaux, j'avais trois jeux différents de commandes. Si bien que si j'étais en train de parler en direct avec quelqu'un chez SDC et que je voulais discuter de ça avec quelqu'un que je connaissait à Berkeley ou au MIT, il fallait que je me lève de devant le terminal S.D.C., que j'aille m'enregistrer sur l'autre terminal afin d'entrer en contact avec eux.
Je me suis dit, hé, mec, ce qu'il me reste à faire est évident : au lieu d'avoir ses trois terminaux, il nous faut un terminal qui va partout où tu veux et où il existe un ordinateur interactif. Cette idée était l'ARPAnet. — Robert Taylor, co-auteur avec J.C.R. Licklider de The Computer as a Communications Device, dans un entretien avec le New York Times [4]

Paquets aiguillés [modifier]
Au c½ur du problème de connexion inter-réseau résidait la question de connecter plusieurs réseaux physiquement séparés pour ne former qu'un seul réseau logique. Au cours des années 1960, plusieurs groupes ont travaillé sur l'élaboration de l'aiguillage de paquets (packet switching en anglais). Donald Davies (NPL), Paul Baran (RAND Corporation) et Leonard Kleinrock (MIT) se sont vu attribuer l'invention simultanément. La notion d'Internet développé pour survivre à une attaque nucléaire trouve racine dans les premières théories développées par le RAND. Les recherches de Paul Baran ont approché l'aiguillage de paquet par des études de décentralisation afin d'éviter que des dégradations liées à des combats puissent remettre en cause l'intégrité du réseau. [5]


Les réseaux qui conduisirent à Internet [modifier]

ARPANET [modifier]

Leonard Kleinrock et le premier Interface Message Processor.[6]Promu à la tête du bureau de traitement de l'information à l'ARPA, Robert Taylor avait pour but de concrétiser les idées de J.C.R. Licklider sur les systèmes de réseaux interconnectés. Introduisant Larry Roberts du MIT, il commença le projet de réalisation d'un tel réseau. Le premier lien ARPANET fut établi entre l'Université de Californie à Los Angeles et le Stanford Research Institute le 21 novembre 1969. Dès le 5 décembre 1969, en y ajoutant l'Université d'Utah et l'Université de Californie à Santa Barbara, un réseau à 4 n½uds voyait le jour. À partir de 1972, ARPANET (construit sur les idées développées en ALOHAnet[7]) se développa rapidement jusqu'en 1981, date à laquelle le nombre d'hôtes s'élevait à 213 avec une rythme de croissance soutenu atteignant alors un nouvel hôte tous les 20 jours environ[8],[9].

ARPANET devint le c½ur technique de ce qu'est devenu Internet, ainsi qu'un outil primaire de développement de cette nouvelle technologie. Le développement d'ARPANET fut recentré sur les processus RFC, toujours utilisés de nos jours pour proposer et distribuer les protocoles et système Internet. RFC 1, dénommé "Host Software" (littéralement "Logiciel Hôte"), fût codé par Steve Crocker de l'Université de Californie à Los Angeles, et publié le 7 avril 1969.

Les collaborations internationales sur le projet ARPANET restèrent rares. Pour diverses raisons politiques, les développeurs européens travaillaient sur le développement du réseau X.25. Avec quelques exceptions tels que : Norwegian Seismic Array (NORSAR[10]) en 1972, suivi en 1973 par la Suède et sa liaison satellite entre Tanum et l'University College de Londres[1].

Ces premières années ont été mises en scène par Stephen King dans son film documentaire de 1972 Computer Networks: The Heralds of Resource Sharing (i.e. Les Réseaux informatiques : les prémices du partage des ressources).


X.25 et accès public [modifier]
Articles détaillés : X.25 et Bulletin board system.
Les réseaux à ordonnance de paquet ont été développés par l'Union internationale des télécommunications [11] en poursuivant les recherches de la DARPA et en utilisant les forme de réseau X.25. En 1974, le X.25 sert de base au développement du SERCnet[12] reliant les académiciens anglais avec leurs sites de recherche. Le SERCnet[12] deviendra ensuite JANET lors de son association avec le Joint Academic NETwork. En mars 1976 l'Union internationale des télécommunications lance le premier standard en X.25.

Le Bureau de poste anglais, Western Union International et Tymnet participèrent à la création de l'International Packet Switched Service, le premier réseau international à aiguillage de paquets; c'était en 1978. Ce réseau s'étendit depuis l'Europe et les États-Unis pour couvrir en 1981 le Canada, Hong Kong et l'Australie. Dès le courant des années 1990, il fournissait une infrastructure réseau mondiale.[13]

Contrairement à l'ARPANET, le X.25 était disponible dans le monde de l'entreprise. Le X.25 sera utilisé pour les premiers réseaux téléphoniques publics, tels CompuServe et Tymnet. En 1979 CompuServe fut le premier service capable de proposer un courrier électronique ainsi qu'un support technique aux utilisateurs d'Ordinateur personnel. Cette société repoussa une nouvelle fois les barrières des télécommunications en proposant l'année suivante des discussions en temps réel grâce à son CB Simulator, un simulateur radio. Il y eut aussi les réseaux America Online (AOL) et Prodigy ainsi que de nombreux réseaux BBS comme The WELL et FidoNet. Ce dernier était particulièrement populaire dans le milieu des hackers et radioamateurs.


Unix to Unix Copy Protocol [modifier]
Articles détaillés : UUCP et Usenet.
En 1979, deux étudiants à l'Université Duke, Tom Truscott et Jim Ellis, ont eu l'idée d'utiliser de simples scripts en Bourne shell afin de transférer des informations et des messages en se servant d'une liaison série avec l'université voisine de Chapel Hill. En suivant les mises à jour publiques du logiciel se propageant sur l'Usenet, le réseau d'hôte UUCP se développa rapidement. UUCPnet, comme il sera nommé plus tard, engendra de nombreuses passerelles et autres liens entre les hôtes FidoNet et BBS. Les réseaux UUCP du fait de leur coût peu élevé et de leur capacité à utiliser les lignes téléphonique existantes comme les liens X.25 et même les connexions ARPANET, se répandirent rapidement. En 1983 le nombre d'hôtes UUCP était de 550 et passa à 940 l'année suivante.


Unification des réseaux et la création d'Internet [modifier]

Protocole TCP/IP [modifier]
Article détaillé : Suite des protocoles Internet.

Cartographie du test du réseau TCP/IP en janvier 1982.L'abondante diversité des méthodes de communications réseau amena un besoin d'uniformisation. Robert E. Kahn (DARPA et ARPANET) recruta Vinton G. Cerf de l'Université de Stanford dans le but de travailler ensemble sur ce problème. En 1973, ils avaient déjà réalisé une reformulation profonde, dans laquelle les différences entre les protocoles s'estompaient par l'utilisation d'un protocole de communication : au lieu d'assoir la fiabilité du réseau sur les connexions, comme avec l'ARPANET, les hôtes en étaient maintenant responsables. Vinton G. Cerf attribua à Hubert Zimmerman et Louis Pouzin (développeurs du réseau Cyclades) un important travail de développement.[14]

Avec le rôle du réseau physique réduit à son strict minimum, il devint alors possible de fusionner à peu près tous types de réseau sans tenir compte de leurs caractéristiques et ainsi résoudre le problème que s'était posé Robert E. Kahn à ses débuts. DARPA accepta de financer le développement du logiciel prototype, et après plusieurs années de travail, la première démonstration quelque peu rustique de ce qu'était alors devenu le TCP/IP eu lieu en juillet 1977. Cette nouvelle méthode se répandit au travers des réseaux, et le 1er janvier 1983 les protocoles TCP/IP devenaient officiellement le seul protocole sur l'ARPANET, remplaçant le précédent protocole NCP.[15]


De l'ARPANET au NSFNet [modifier]
Article détaillé : ARPANET.
Après que l'ARPANET ait été en service pendant plusieurs années, ARPA chercha une autre entité pour prendre en charge le réseau car cela dépassait ses attributions initiales : ARPA était censé financer la recherche et le développement et non entretenir un réseau de télécommunication. Finalement en juillet 1975 le réseau passa sous la responsabilité de la Defense Communications Agency, partie intégrante du Département de la Défense. En 1983 la partie de l'ARPANET appartenant aux Forces armées des États-Unis fut séparée du reste du réseau et devint le MILNET.

Les réseaux construits autour de l'ARPANET étaient financés par le gouvernement et de ce fait restreints à une utilisation non-commerciale et en particulier la recherche, toute utilisation commerciale sans fondement était alors strictement interdite.

Les connexions étaient initialement restreintes aux sites de l'armée et aux universités. Dans les années 1980, les connexions se sont étendues à de nombreuses institutions éducatives ainsi qu'à un nombre croissant de sociétés telles que Digital Equipment Corporation et Hewlett-Packard, qui participaient aux projets de recherche ou offraient leurs services aux connectés.

Une autre partie de l'Administration américaine, la National Science Foundation (NSF), s'impliqua largement dans la recherche et commença le développement du successeur de l'ARPANET. En 1984, ceci aboutit au premier réseau étendu conçu spécialement pour l'utilisation du TCP/IP. Celui-ci s'agrandit au travers de la dorsale Internet NSFNet, mise en place en 1986, qui avait pour but de raccorder et fournir l'accès à un nombre de centre de superordinateurs mis en place par la NSF.


Transition en vue d'un Internet [modifier]
C'est à l'époque où l'ARPANET commença à fusionner avec le NSFNet que le terme « Internet » apparut, [16] « un internet » signifiant alors un réseau utilisant le protocole TCP/IP. « Internet » prit le sens nouveau d'un réseau mondial étendu utilisant le protocole TCP/IP, ce qui à l'époque signifiait NSFNet et ARPANET. Auparavant « internet » et « internetwork » (inter-réseau en français) étaient utilisés de manière équivalente, et « protocole internet » faisant référence aux autres systèmes réseaux comme le Xerox Network Services.[17]

Grâce à l'intérêt grandissant pour les vastes réseaux de communication et à l'arrivée de nouvelles applications, les technologies d'Internet se propagèrent sur le reste du globe. La vision TCP/IP d'Internet se privant de réseau, amena une facilité d'utilisation de tout type de réseaux existants, tel que le réseau X.25 d'IPSS, pour transporter les messages. En 1984, l'University College de Londres remplaça sa liaison transatlantique satellite par le réseau IPSS utilisant le protocole TCP/IP.

De nombreux sites incapables de se raccorder directement à l'Internet commencèrent la création de portail simple permettant le routage du courrier, l'application la plus importante à l'époque. Les sites possédant uniquement des connexions intermittentes utilisaient les réseaux UUCP ou FidoNet et reposaient sur les portails entre ces derniers et l'Internet. Certains portails allèrent au delà du simple acheminement d'e-mail et proposèrent l'accès à des sites FTP via l'UUCP ou le courrier électronique.


Le protocole TCP/IP devient mondial [modifier]
La première connexion sortant du territoire états-unien fut établie avec NORSAR[10] en Norvège peu de temps avant le raccordement avec la Grande-Bretagne. Ces liaisons furent converties en TCP/IP en 1982, avec le reste du réseau ARPANET.


CERN : l'Internet européen et le lien à travers le Pacifique [modifier]
En 1984, l'Europe commença sa conversion vers une utilisation plus étendue du protocole TCP/IP, et le réseau du CERN ne fit pas exception. Cependant il resta isolé du reste de l'Internet jusqu'en 1989.

En 1988, Daniel Karrenberg du CWI d'Amsterdam rendit visite à Ben Segal, coordinateur TCP/IP au CERN, il cherchait des conseils concernant la transition du réseau UUCP Usenet européen (dont la majeure partie tournait avec les liens X.25) vers le TCP/IP. En 1987 Ben Segal avait rencontré Len Bosack de chez Cisco, encore une petite entreprise à l'époque, spécialisé dans les routeurs TCP/IP; il fut capable de conseiller Daniel Karrenberg et le dirigea vers Cisco pour ses besoins matériels. Ceci développa la partie européenne de l'Internet au travers du réseau UUCP existant, et en 1989 le CERN ouvrit sa première connexion TCP/IP externe.[18] Ceci coincida avec la création du RIPE[19] , au départ un groupe d'administrateurs de réseaux IP qui se réunissaient régulièrement pour parler de leurs travaux communs. Plus tard, en 1992, le RIPE fut formellement enregistré en tant que société coopérative à Amsterdam.

Alors que le réseau européen s'érigeait, un autre réseau voyait le jour entre ARPA et les universités australiennes basé lui sur différentes technologies comme le X.25 et l'UUCPNet. Ce dernier était limité en connexion aux réseaux mondiaux de par le coût des communications individuelles via l'UUCP ou le X.25. C'est en 1989 que les universités australiennes rejoignirent l'élan d'uniformisation lancé par l'apparition du protocole IP. L'AARNet[20] fût formé en 1989 par l'Australian Vice-Chancellors' Committee et fournit une base IP dédiée au réseau australien.

Internet commença son entrée en Asie à la fin des années 1980. Le Japon qui fondait en 1984 le JUNET, un réseau construit autour du réseau UUCP, se raccorda au NSFNet en 1989. Kobe reçu la rencontre annuelle de l'Internet Society, baptisée INET'92. Singapour développa son réseau TECHNET en 1990, la Thaïlande reçu en 1992 une connexion Internet mondiale entre l'université Chulalongkorn et l'UUNET.[21]


Fracture numérique [modifier]
Articles détaillés : Fracture numérique et Censure de l'Internet en RPC.
Alors que les pays développés accédaient à Internet avec leurs infrastructures technologiques, les pays en voie de développement commencèrent à souffrir d'une fracture numérique les privant d'Internet. Dans le début des années 1990, les pays africains utilisaient le X.25 et le modem 2400 bauds UUCP pour les liens internationaux et internetworks. En 1996 un projet lancé par l'agence d'aide au développement américaine, le Leland initiative commença par développer une connexion complète pour tout le continent. La Guinée, le Mozambique, Madagascar et le Rwanda reçurent des stations satellites en 1997, suivent la Côte d'Ivoire et le Bénin en 1998.

En 1991, la Chine avait un premier réseau TCP/IP, le TUNET de l'université de Tsinghua. La Chine poursuivit et développa sa première connexion Internet en 1994, elle reliait l'électro-spectromètre de Pékin et l'accélérateur linéaire de l'université de Stanford[22].


Ouverture du réseau au commerce [modifier]
L'intérêt pour l'utilisation commerciale d'Internet devint un sujet de débats houleux. Même si l'utilisation commerciale restait interdite, sa définition exacte pouvait être obscure et subjective. Tous étaient d'accord sur le fait qu'une entreprise envoyant une facture à une autre entreprise faisait une utilisation commerciale d'Internet, mais tout le reste était sujet à discussion[23]. L'UUCP et le X.25 ne possédaient pas de telles restrictions qui auraient pu se concrétiser en l'interdiction d'utilisation de l'ARPANET et du NSFNet par l'UUCP. Cependant les liens UUCP restèrent actifs et les administrateurs fermèrent les yeux sur leurs activités.


C'est à la fin des années 1980, que les premières entreprises fournisseur d'accès furent fondées. Des entreprises comme PSINet, UUNET, Netcom, et Portal Software virent le jour afin d'offrir assistance aux réseaux de recherche régionaux et de fournir au particulier des accès au réseau, courriels et nouvelles Usenet. Le premier fournisseur d'accès à Internet par le réseau téléphonique, The World[24] ouvrit en 1989.

Ceci sema la controverse parmi les utilisateurs universitaires, qui étaient outrés à l'idée d'utiliser le réseau à des fins non-éducatives. Finalement ce sont les fournisseurs d'accès qui permirent aux collèges et autres écoles d'accéder aux nouvelles aires d'éducation et de recherche par la baisse des tarifs de connexion.

C'est en 1990 que l'ARPANET fût dépassé et remplacé par des technologies plus récentes, ainsi le projet ARPANET pris fin. En 1994 le NSFNet, renommé ANSNET (Advanced Networks and Service pour Réseaux avancés et service) et qui permettait l'accès aux sociétés à but non lucratif, perdit sa place d'épine dorsale d'Internet. À la fois les institutions gouvernementales et les fournisseurs créèrent leurs propres épines dorsales et liaisons. Les points d'accès régionaux au réseau (NAP en anglais) devinrent les liens principaux entre les nombreux réseaux et la dernière restriction commerciale tomba.


Maintien de l'infrastructure [modifier]

L'IETF et un standard pour les standards [modifier]
Articles détaillés : Internet Engineering Task Force et RFC.
Internet avait engendré une communauté importante dévouée à l'idée qu'Internet n'appartenait et n'était régi par aucune personne, aucun groupe, aucune entreprise et aucune organisation. Cependant, des standardisations et un contrôle étaient nécessaires pour le bon fonctionnement du système.

La procédure de publication libre de RFC (Demande de commentaire en français)[25] sema la confusion dans le système de standardisation d'Internet, et introduisit un haut degré de formalisme dans l'acceptation des standards officiels. L'IETF décida en janvier 1986 de mettre en place des réunions trimestrielles avec les chercheurs fonctionnaires. Dès la quatrième assemblée, en octobre de la même année, l'IETF convia des représentants d'organisations non-gouvernementales.

L'acceptation de publication d'une RFC par RFC Editor[26] n'implique pas automatiquement son passage en tant que standard. Elle peut être reconnue en tant que telle par L'IETF seulement après que tests, utilisation, et acceptation soient avérés et dignes d'une telle désignation. Les standards officiels sont numérotés avec un préfixe "STD", tout comme les RFCs. Dans la majeure partie des cas, même après leur standardisation, elles sont appelées par leur référence RFC.

En 1992, l'Internet Society, une association de membres professionnels, fût formée et l'IETF fût mise sous sa tutelle en tant que corps de standardisation international indépendant.


NIC, InterNIC, IANA et ICANN [modifier]
Articles détaillés : InterNIC, Internet Assigned Numbers Authority et ICANN.

Jon Postel, photo de Irene Fertik, USC News Service, ©1994, USC.La première autorité centrale à coordonner les opérations du réseau était le Network Information Center, abrégé NIC, du Stanford Research Institute situé à Menlo Park en Californie. En 1972, la gestion de ces problèmes fut transmise à la toute récente Internet Assigned Numbers Authority, abrégée IANA. En plus de son rôle d'éditeur RFC, Jon Postel sera le patron de l'IANA jusqu'à sa mort en 1998.

Alors que le jeune ARPANET grandissait, le référencement d'hôtes se fit par noms et le fichier référence, HOST.TXT, était distribué par SRI International à tous les hôtes du réseau. Avec la croissance du réseau cette procédure devint vite fastidieuse. Une solution technique apparut sous la forme de Domain Name System (Système de nom de domaine), mis en place par Paul Mockapetris. C'est le service DDN-NIC du SRI qui prit en charge (en passant un contrat avec le ministère de la défense américain) tous les services d'enregistrement, comprenant les domaines de premier niveau (Top Level Domain - TLD), la gestion des Serveurs DNS Racine et des numéros Internet.[27] En 1991, la Defense Information Systems Agency (DISA) transféra la gestion et la maintenance de DDN-NIC (alors prises en charge par SRI) à Government Systems Inc., qui le sous-traita à une petite entreprise privée Network Solutions Inc.[28]

Alors que la majeure partie de la croissance d'Internet venait de sources non-militaires, on décida que le Ministère de la Défense américain ne financerait plus les services d'enregistrement en dehors des TLD en .mil. Après une phase compétitive d'appel d'offre lancée en 1992, c'est l'année suivante que la National Science Foundation créa l'InterNIC afin de gérer l'allocation et la base de donnée de l'adressage; elle passa des contrats avec trois organisations. Dorénavant les services d'enregistrement seraient assurés par Network Solutions Inc, les services de répertoires et base de donnée par AT&T, et les services d'information par General Atomics.[29]

En 1998 l'IANA et InterNIC furent placées sous la tutelle de l'ICANN, une association à but non lucratif californienne travaillant pour le compte du ministère du Commerce américain sur la gestion de tâches directement liées à Internet. L'opération des Serveurs DNS Racine fut privatisée et ouvert à la compétition, alors que la gestion centrale d'allocation des noms était distribuée par appel d'offres.


Utilisation et culture [modifier]

Courrier électronique et Usenet : le développement de forums de texte [modifier]
Articles détaillés : courrier électronique et Usenet.
Le courrier électronique (email, courriel) est souvent considéré comme la killer application d'Internet. Même si en réalité il précéda la naissance d'Internet et fût un outil crucial pour sa création. Les courriels virent le jour en 1965 en tant que moyen de communication entre les différents utilisateurs d'un ordinateur central à temps partagé. Même si l'histoire n'est pas très précise à ce sujet, parmi les systèmes possédant de telles ressources on compte : le Q32 de chez System Development Corporation (SDC) ainsi que le CTSS du Massachusetts Institute of Technology[30].

Le réseau d'ordinateur ARPANET contribua largement au développement du courrier électronique. Il existe un rapport[31] publié juste après l'apparition de l'ARPANET, qui fait référence à des échanges expérimentaux de courrier inter-systèmes. En 1971, Ray Tomlinson créa ce qui devait devenir le standard du format d'adressage de courrier, en utilisant le signe @ pour séparer le nom utilisateur du nom d'hôte.[32]

Un certain nombre de protocoles ont été développés afin de permettre le routage du courrier parmi les groupes d'ordinateurs à temps partagé en utilisant des systèmes de distribution différents comme l'UUCP et le système de courrier VNET d'IBM. Le courrier électronique pouvait ainsi passer d'un réseau à un autre (ARPANET, Bitnet et NSFNet entre autres) et également être transmis à des hôtes qui étaient raccordés sur d'autres sites au travers de l'UUCP.

De plus, l'UUCP permettait la publication de fichiers texte pouvant être lus par beaucoup d'autres. Le logiciel News (Nouvelles en français), développé par Steve Daniel et Tom Truscott en 1979, fut utilisé pour l'acheminement de nouvelles et la parution de messages de type petites-annonces. Ceci dérivant rapidement vers des groupes de discussion, connus maintenant en tant que newsgroup, abordant des sujets diverses et variés. Des groupes de discussion similaires apparurent sur l'ARPANET et le NSFNet au travers de mailing lists, discutant à la fois de problèmes techniques et de sujets culturels plus spécifiques (tel que la science fiction, abordée sur la SFlovers mailing list).


Bibliothèque mondiale : de Gopher au World Wide Web [modifier]
Article détaillé : World Wide Web.
Alors qu'Internet se développait dans les années 1980 et début 1990, le besoin grandissant de moyen de recherche et d'organisation de l'information et des fichiers se faisait ressentir. Des projets tels que Gopher, Wide area information server (WAIS) et Archie s'essayèrent à créer des solutions pour l'organisation des données distribuées. Malheureusement ces projets se heurtèrent aux difficultés de gestion des différents types de donnée et de croissance sans limite.

À cette période, un des paradigmes d'interface-utilisateur les plus prometteurs était l'hypertexte. L'idée trouve son origine dans le Memex de Vannevar Bush[33] et a été développée par Ted Nelson au travers de son Projet Xanadu ainsi que Douglas Engelbart avec le NLS[34]. De nombreux petits systèmes hypertextes avaient été créés auparavant, tels que HyperCard d'Apple.

Tim Berners-Lee fut le premier à développer à partir de 1989 une version d'hypertexte totalement distribuée sur le réseau. Tim Berners-Lee a proposé son idée à mainte reprise et au cours de plusieurs conférences avec les communautés de l'Internet et de l'hypertexte sans grand succès. Seul son collègue Robert Cailliau s'enthousiasma immédiatement. Travailleur au CERN, Tim Berners-Lee voulait mettre en place un moyen pour partager les informations sur leurs recherches. En rendant son application publique en 1991, il s'assura une diffusion mondiale.[35] Par la suite, Gopher devint l'interface hypertexte de référence pour l'Internet. Bien que le menu de Gopher soit constitué de liens hypertexte, les utilisateurs ne les percevaient pas en tant que tels.

Un des premiers navigateurs web, conçu sur la base d'HyperCard, était le populaire ViolaWWW. Il fut finalement détrôné par NCSA Mosaic, un navigateur graphique développé par une équipe du National Center for Supercomputing Applications de l'Université de l'Illinois à Urbana-Champaign (NCSA-UIUC), où Marc Andreessen était particulièrement actif. Le financement de Mosaic venait du High-Performance Computing and Communications Initiative, un programme de financement mis en place par Al Gore (sénateur à l'époque) et son High Performance Computing Act of 1991. L'interface graphique de Mosaic devint rapidement plus populaire que Gopher, qui à l'époque était essentiellement du texte, et le web devint l'utilisation préférée d'Internet. Mosaic fut supplanté en 1994 par le Netscape Navigator, qui devint en quelques mois le navigateur le plus populaire au monde. Depuis, la concurrence avec Internet Explorer de Microsoft l'a évincé. Des anciens de Netscape développèrent Mozilla puis Firefox. Les deux principaux navigateurs actuels sont Firefox et Explorer même si on note la présence d'autres acteurs : Safari, Opera.


Moteur de recherche [modifier]
Article détaillé : Moteur de recherche.
Même avant le World Wide Web, il existait des moteurs de recherche qui essayaient d'organiser Internet. Le premier d'entre eux fut Archie de l'Université McGill de Montréal en 1990, suivi en 1991 par les WAIS et Gopher. Ces trois systèmes existaient avant l'avènement du World Wide Web mais continuèrent à indexer Internet après son apparition. Les serveurs Gopher existent toujours en 2006, même s'il existe beaucoup plus de serveur sur la toile.

Avec le développement de la toile, on vit l'apparition des moteurs de recherche et des répertoires Internet permettant un recensement des pages mais surtout à l'internaute de trouver des choses. Le premier moteur de recherche Internet sur des textes entiers fut WebCrawler en 1994. Avant lui, les recherches ne s'effectuaient que sur les titres des pages. Un autre moteur de recherche fut créé en 1993 en tant que projet universitaire, Lycos était alors un des premiers succès commerciaux. Dès août 2001, Google référençait plus de 1,3 milliard de pages et la croissance continue, même si la vraie avancée ne se fit pas tant en terme de taille de base de donnée, que sur le classement en degré de pertinence, les méthodes avec lesquelles les moteurs de recherche essayent d'ordonner les résultats de telle sorte que le meilleur soit en premier.

Ces algorithmes de classification n'ont pas cessé de s'améliorer depuis 1996, lorsque cela devint critique à cause de la croissance rapide de la toile qui rendit toute recherche fastidieuse par le nombre important de résultats renvoyés. De nos jours, en 2006, les méthodes d'ordonnancement sont plus importantes que jamais, étant donné que parcourir une liste entière de résultat est non seulement peu commode mais humainement impossible, en effet les pages traitant de sujets populaires apparaissent sur la toile trop vite pour que n'importe qui puisse les lire toutes. La méthode PageRank de Google pour l'ordonnancement des résultats est celle qui a reçu les meilleures critiques, cependant tous les grands moteurs de recherche affinent continuellement leurs méthodes afin d'améliorer le classement des résultats.


Bulle Internet des dot-com [modifier]
Article détaillé : Bulle Internet.
La chute soudaine du coût de l'accès à des millions de consommateurs autour du globe, et la possibilité de vendre et d'écouter les réactions de ces gens simultanément, annonçaient le bouleversement de tous les dogmes économiques de la publicité, la vente par correspondance, la gestion de la relation client, ainsi que beaucoup d'autres domaines. Internet était une nouvelle killer application : il pouvait réunir acheteurs et vendeurs quelconques par des communications fluides et à faible coût. Les visionnaires du monde entier développèrent de nouveaux modèles économiques et coururent chez leurs investisseurs en capital risque les plus proches. Évidemment une proportion d'entrepreneurs étaient vraiment talentueux dans la gestion d'affaires, la vente et la croissance, mais la plupart étaient simplement des gens munis d'idées et n'ont pas géré leur capital assez prudemment. De plus, on publia de nombreux plans d'affaire se basant sur la présomption qu'Internet allait court-circuiter les réseaux de distribution d'entreprises traditionnelles et de ce fait qu'elles ne rentreraient pas en concurrence directe. Ces nouvelles entreprises ont été appelées dot com car elles faisaient reposer toutes leur affaires sur leur présence Internet à travers un nom de domaine en .com. Ces espoirs s'estompèrent vite lorsque les entreprises traditionnelles possédants de solides marques déjà existantes ont développé leur propre présence sur Internet, et les nouveaux arrivants se virent contraint d'essayer de pénétrer un marché dominé par des entreprises plus grandes et bien implantées. Beaucoup n'avaient pas les moyens adéquats pour y parvenir.

La bulle Internet éclata le 10 mars 2000 quand l'indice NASDAQ culmina à 5048,62 points (jusqu'à 5132,52 points en cours de journée)[36] et avait plus que doublé en un an. En 2001 la déflagration causée battait son plein. Une majorité de dot-coms étaient en cessation d'activité, après avoir flambé tout leur capital-investissement, souvent sans même avoir vu l'ombre d'un profit.


Tendances récentes [modifier]
Le World Wide Web a répandu autour du globe une culture de la publication personnelle et aussi coopérative. Du récit au jour le jour d'un blog, à la mise en ligne de photo sur Flickr, en passant par l'encyclopédie libre de Wikipédia tout est le résultat de la facilité grandissante de création d'un site Internet public. De plus, les communications via Internet ont été facilitées par l'apparition de services téléphoniques VOIP tels que Skype. La demande d'accessibilité à des contenus à complexité de plus en plus grande a conduit à la mise à disposition sur la toile de media de toutes formes, comprenant ceux que l'on trouvait au format traditionnel (journaux, radio, télévision et films). La structure poste à poste d'Internet, plus connue sous le dénominatif anglais de Peer-to-Peer, abrégé P2P, a aussi influencé les théories sociales et économiques essentiellement grâce à la montée en puissance du transfert de fichier. La tendance depuis 2004 est l'apparition d'applications web 2.0 pour lesquelles l'internaute joue un rôle participatif.


Notes et références [modifier]
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↑ (en)The Risks Digest, Great moments in e-mail history. Consulté le 27 avril 2006
↑ (en)The History of Electronic Mail, Tom Van Vleck. Consulté le 23 décembre 2005
↑ (en)The First Network Email, Ray Tomlinson. Consulté le 23 décembre 2005
↑ Parution de 1945 (en) As We May Think, Vannevar Bush. Consulté le 19 octobre 2006
↑ Parution de 1962 (en) Augmenting Human Intellect: A Conceptual Framework, Douglas Engelbart. Consulté le 19 octobre 2006
↑ (en)The Early World Wide Web at SLAC, Documentation of the Early web at SLAC. Consulté le 25 novembre 2005
↑ (en)Indice de marché sur les 7 dernières années, NASDAQ (NASDAQ Composite - IXIC). Consulté le 26 octobre 2006



(en) Cet article est partiellement ou en totalité issu d'une traduction de l'article de Wikipédia en anglais intitulé « History of the Internet ».

Voir aussi [modifier]

Liens internes [modifier]
Histoire de l'informatique
Internet
IPv6
Louis Pouzin

Liens externes [modifier]
(fr) La face cachée d'Internet, 9a Technologies. Consulté le 31 août 2006
(fr) L'histoire d'internet, Comment ça marche (CCM). Consulté le 31 août 2006
(fr) Protocole TCP/IP et Internet, Pierre 2000. Consulté le 31 août 2006
(fr) Les RFCs, Classement par protocoles. Consulté le 26 septembre 2006
(en) Ed Krol, septembre 1989, RFC-1118, Hitchhiker's Guide to the Internet. Consulté le 29 août 2006
(en) Thomas Greene, Larry Landweber, George Strawn A Brief History of NSF and the Internet, National Science Foundation 2003. Consulté le 29 août 2006
(en) Internet History:People, Internet History People. Consulté le 03 juillet 2006
(en) Internet History Timeline, Internet History Timeline. Consulté le 25 novembre 2005
(en) Internet History, Internet History. Consulté le 25 novembre 2005
(en) Hobbes' Internet Timeline v8.1. Consulté le 25 novembre 2005
(en) The History of the Internet, hébergeur About.com. Consulté le 31 août 2006
(en) Averhearing the Internet, Robert Wright. Consulté le 31 août 2006
(en) CERN, 8 articles de Australian PC World. Consulté le 21 septembre 2006

Bibliographie [modifier]
Ian S. Graham The HTML Sourcebook: The Complete Guide to HTML. New York: John Wiley and Sons, 1995. : ISBN 0-471-11849-4
Ed Krol Whole Internet User's Guide and Catalog. O'Reilly & Associates, 1992. : ISBN 1-56592-025-2
David Fayon Clés pour Internet, chapitre 1, "historique et principes du réseau". Economica, 2006. : ISBN 2-7178-5247-6

Récupérée de « http://fr.wikipedia.org/wiki/Histoire_d%27Internet »
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#Posté le lundi 16 juin 2008 13:22

LA JEUNESSE AFRICAINE

LA JEUNESSE AFRICAINE?UNE BOMBE A RETARDEMENT POUR LE CONTINENT


Le XXème siècle vient de s'éteindre il y a quelques mois. Presque quarante ans après les indépendances, on peut donner raison à René Dumont quand il affirmait que l'Afrique était mal partie dans les années 60. Aujourd'hui, nous sommes déjà au XXIème siècle et l'avenir semble incertain pour la jeunesse africaine qui pourrait se définir comme une bombe à retardement s'il n'y a pas un sursaut d'orgueil de la part des dirigeants africains, leur bilan social, politique et culturel étant globalement négatif. Après quarante ans d'indépendance, les Etats africains (surtout au sud du Sahara) viennent de montrer aux yeux du monde qu'ils ont été en majorité dirigés par des «analphabètes» politiques qui ont hypothéqué l'avenir des jeunes au détriment de leur égoïsme. Pourquoi l'Afrique a-t-elle détruit sa jeunesse qui, pourtant, quelques décennies avant les indépendances, avait prouvé à l'opinion internationale que l'on pouvait compter sur elle dans le processus du développement du continent? La jeunesse africaine avant les indépendances C'est une jeunesse patriotique qui ne connaît pas encore l'ethnicité car formée culturellement sur le modèle de la société colonisatrice. Beaucoup de jeunes rêvent d'aller plus vite que le temps; certains abandonnent leurs études et vont immigrer dans les capitales occidentales dont les principales seront Paris et Bruxelles pour Francophones et Londres pour les Anglophones. Dans le milieu juvénile, le métier des armes est considéré comme une perte de temps; c'est une préoccupation de ceux qui «n'aiment» pas l'école. Ayant découvert les vertus de la politique à travers les livres et les partis politiques européens, plus particulièrement ceux du pays colonisateur, les jeunes s'intéressent à la politique et veulent la faire à l'image des Européens. C'est ainsi que naîtront des associations et partis politiques qui auront pour point focal un idéal fondé sur une conception commune au niveau des idées et non sur l'ethnicité comme on le remarque maintenant dans la plupart des pays africains. Les jeunes après les indépendances L'Afrique a été peut-être décolonisée trop tôt. Quarante ans après les indépendances, sa jeunesse a sombré dans le désarroi. Sa capacité de créativité et de raisonnement développée par l'école coloniale et même post-coloniale n'est plus qu'un triste souvenir. La jeunesse actuelle fait peur et l'on serait même en droit de se demander si l'élite politique africaine a conscience de la situation précaire dans laquelle se trouve le continent. Il faut souligner que les jeunes ont subi la gestion chaotique des hommes politiques qui ont pris la relève des administrations coloniales dès les années 60. Pendant plusieurs décennies de règne sans partage et cela jusqu'à l'aube du XXIème siècle, les dirigeants africains se sont caractérisés par l'inconscience, l'analphabétisme politique et la gabegie, des maux qui ont porté un coup fatal à l'évolution de la jeunesse. Les chefs d'Etats africains se sont presque comportés en chefs «irresponsables». De 1960 à nos jours, la majorité des leaders africains se sont montrés incapables de mettre en oeuvre ce qu'ils ont appris auprès des grands hommes d'Etat de l'Occident. Ils ont plutôt cultivé le tribalisme et l'ethnicité pour faire asseoir leur pouvoir. Dans sa réflexion intitulée «L'ethnicité et le phénomène urbain en Afrique subsaharienne», le professeur Albert Muluma Munanga, parlant de certains pays à ce sujet stipule que «sur le plan politique, plusieurs partis politiques ont été modelés sur la base ethnique. C'est notamment le cas du Parti Démocratique de la Côte d'Ivoire (PDCI) du feu Président Houphouet Boigny par la création de sections ethniques (...). Le cas du Mouvement Populaire de la Révolution (MPR) du Président Mobutu au Zaïre constitue un autre exemple? Pour avoir une popularité, le MNR (avait) crée une branche spécialisée en son sein dénommée 'alliance des Bangalas' (...). Au Congo-Brazzaville, on (peut citer) les cas du parti de Bernard Kolélas, de Yombi Opango etc.». Avec cette nouvelle conception de faire la politique, la jeunesse voit se créer en elle un divorce entre l'idée d'appartenir à un groupe ethnique et celle de faire membre d'un parti politique au sens propre du terme. L'échec des hommes politiques, synonyme de malheur de la jeunesse De 1960 au seuil du XXIème siècle, l'Afrique a échoué dans son développement qui devait garantir l'avenir des jeunes. Si on peut louer quelques pays anglophones (l'Afrique du Sud, la Namibie, le Kenya...) qui se sont développés au cours des dernières décennies du XXème siècle, triste est le sort des pays francophones et lusophones, en particulier ceux de l'Afrique Centrale dont le retard est criard sur les plans culturel, social et économique. Les jeunes de ces pays (Tchad, République Démocratique du Congo, Congo-Brazzaville, Centrafrique et Angola) ont connu la guerre. Malgré quelques réalisations de prestige, les dirigeants politiques n'ont pas été à la hauteur de leur tâche. N'ayant pas pu préserver l'héritage de la colonisation, ils ont paradoxalement détruit le peu de réalisations laissées par l'administration coloniale. L'école et la santé qui sont les points vitaux du développement d'une société ont été négligées. Et pourtant les potentialités ne manquent pas dans certains de ces pays comme la République Démocratique du Congo, le Congo-Brazzaville et l'Angola qui ont des sous-sols riches (cuivre, bauxite, diamant, pétrole...). Malheureusement leurs jeunesses croupissent dans la misère. Des usines n'ont pas été créées pour embaucher les jeunes après leur formation professionnelle; les rares laissées par les colons ont subi la loi de la nationalisation avant d'être littéralement «détruites» par la gabegie et le tribalisme des hommes au pouvoir. Les services sociaux et publics les plus élémentaires qui devaient au moins préserver la santé des populations, et particulièrement les jeunes qui constituent la couche la plus dynamique de la société, n'existent plus dans les villes africaines. L'école et l'université sont malades et il se crée ipso facto une inquiétude au sein de la jeunesse qui vit actuellement dans la saleté et le SIDA. Dans les villes comme Kinshasa et Brazzaville (les capitales les plus rapprochées de la planète), la saleté et le SIDA ne respectent pas les frontières dans le milieu des jeunes des deux rives. A Kinshasa comme à Brazzaville, les services de voirie ne sont plus fonctionnels et les gouvernements constatent impuissants la dégradation des conditions de vie de leurs populations. On assiste dans certains quartiers des deux villes à des scènes insoutenables. Des jeunes désoeuvrés se donnent aux vidanges des fosses sceptiques dans des conditions inimaginables. Ils creusent de grands trous dans les rues à l'intérieur desquels ils déversent toutes les matières fécales qu'ils tirent des fosses sceptiques. Et quand les pluies arrivent, c'est toute la saleté qui se répand dans tout le quartier avec ses conséquences telles les épidémies de diarrhée et de fièvre typhoïde qui font des victimes surtout au niveau des plus petits. Pendant quarante ans, les leaders politiques africains se sont comportés en chef de village. Il y a eu des gouvernements, des institutions créées à l'image des pays modernes mais les chefs d'Etat du continent n'ont pas été sérieux dans l'exercice de leur fonction car prisonniers de leur ethnicité. Ils n'ont pas pu conscientiser la jeunesse pour créer des nations sur les territoires hérités de la colonisation. Dans son livre «Le manguier, le fleuve et la souris», le Président du Congo-Brazzaville a le courage de reconnaître que la jeunesse de son pays a été (et serait encore) marginalisée; triste constat: «Les plus sacrifiés sont les jeunes (...). Quelle perspective leur offre-t-on? Après avoir vu leurs rêves et leurs espoirs confisqués, le pouvoir (politique) les laisse en proie à tous les doutes, par conséquent à tous les excès». Devant l'échec d'une partie de l'élite politique africaine, beaucoup de jeunes sont tentés par les pays développés. Ceux qui y sont déjà et qui ont terminé leurs études et formations ne veulent plus rentrer au pays à cause de la sauvagerie et l'animalité qui s'y sont installées. Quarante ans après les indépendances, les jeunes Africains constituent à végéter dans le désespoir où l'arme et la drogue les guettent à tout moment. La jeunesse africaine, une bombe à retardement L'immaturité politique en Afrique a donné naissance à des sociétés d'orphelins par le biais des guerres ethniques et du SIDA. On rencontre maintenant en Afrique les «enfants des rues» âgés en général de cinq à quinze ans, errant dans les grandes villes, abandonnés à eux-mêmes. Incapables d'aller à l'école pour les plus petits et de poursuivre les études pour les plus grands, ces orphelins pensent trouver leur «bonheur» dans la drogue et les armes qui souvent les emmènent au pillage et au viol. L'Afrique serait-elle en voie de disparition avec une jeunesse qui ne lui inspire plus confiance? Réponse mitigée car elle n'a aucune ambition, aucun défi à relever. Et comme l'affirme l'historien congolais Théophile Obenga, «on disparaît quand on n'arrive pas à relever les défis». Si la jeunesse ne peut pas défier le SIDA, la culture guerre à elle imposée par les hommes politiques, si l'école et l'université africaines continuent à être extraverties (leurs diplômes n'étant plus pris au sérieux sous d'autres cieux), la disparition dont parle Théophile Obenga pourrait se concrétiser pendant ce nouveau millénaire. Angoissés et poussés au désespoir, les jeunes seront capables de prendre des risques car n'ayant plus confiance au pouvoir. Sans travail avec un avenir plus qu'incertain, ils développeront, avec le goût des armes et de la drogue, une culture de pillage, de gangstérisme et de barbarie. Les petits Angolais et Congolais l'ont bien su démontrer en Afrique centrale. Il faut désamorcer la bombe Le troisième millénaire devrait être porteur d'espoir pour les jeunes Africains. Le continent est riche. La plupart des Etats qui ont connu les guerres ont le diamant, la bauxite, l'or, le pétrole, l'eau et le soleil; mais paradoxalement la couche juvénile de ces pays n'en profite pas. Il faut redynamiser l'école et revaloriser surtout l'enseignement technique et professionnel. Des relations humaines, les jeunes Africains devraient faire un effort pour que vive la cohabitation ethnique qui souvent, quand elle est mal entretenue, provoque des remous sociaux qui retardent ainsi le développement de la conscience nationale. Pour Albert Muluma Munanga, «trouver les mécanismes qui permettent la coexistence interethnique (...) est le défi capital auquel doit faire face la sagesse de l'élite africaine actuelle (...) et parmi des solutions possibles pour l'instauration de la coexistence interethnique, (...) le seul moyen, c'est la culture d'une conscience nationale». Une autre aubaine pour le continent pour que le XXIème siècle soit le siècle de la renaissance africaine: la rencontre Afrique-FMI de l'année passée (janvier 2000) au Gabon. Les dirigeants africains, pour donner une chance à la jeunesse, ont intérêt à respecter les recommandations du FMI préconisées à Libreville. Ils doivent maintenant tourner le dos à la guerre pour s'occuper convenablement de la condition sociale des jeunes qui peut être définie comme l'élément moteur du développement d'un pays. Les Etats africains devraient profiter des largesses que leur a faites le FMI à Libreville sur «la croissance et la réduction de la pauvreté en Afrique». Pour les Institutions de Bretton Woods, le social doit maintenant passer avant la macro-économie; elles veulent que les gouvernants africains soient à l'écoute de leurs populations, surtout les jeunes. Ils doivent les associer à la gestion économique. Il faudra aussi effacer l'image de la guerre et de la drogue qui hante encore la conscience des jeunes en dépensant plus dans les secteurs sociaux (éducation, culture, santé) et moins dans l'armement. Le XXIème siècle pourrait être africain si l'on respecte les recommandations de Libreville qui feront que des millions d'Africains, en particulier les jeunes, sortent de la pauvreté et passent de la survie à la vie. Conclusion La jeunesse longtemps marginalisée par ses gouvernants, attend que des solutions soient trouvées pour soigner les maux qui la minent depuis les indépendances. Marquée par les injustices sociales, les guerres et la drogue, elle risque de «brûler» les métropoles africaines si les chefs d'Etat continuent à se comporter comme des chefs coutumiers. Saisiront-ils l'occasion à eux offerte par la rencontre Afrique-FMI à Libreville pour réduire la pauvreté sur le continent et travailler pour sa croissance afin que la jeunesse puisse avoir du travail? La bombe que constitue celle-ci, en particulier dans les pays subsahariens, est encore prête à éclater si on ne la désamorce pas à temps. PAR JURESSE KANKOLONGO CONTACTS: 00243898666703 00243813543218.
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#Posté le lundi 16 juin 2008 07:20

LA JEUNESSE AFRICAINE


LA JEUNESSE AFRICAINE?UNE BOMBE A RETARDEMENT POUR LE CONTINENT


Le XXème siècle vient de s'éteindre il y a quelques mois. Presque quarante ans après les indépendances, on peut donner raison à René Dumont quand il affirmait que l'Afrique était mal partie dans les années 60. Aujourd'hui, nous sommes déjà au XXIème siècle et l'avenir semble incertain pour la jeunesse africaine qui pourrait se définir comme une bombe à retardement s'il n'y a pas un sursaut d'orgueil de la part des dirigeants africains, leur bilan social, politique et culturel étant globalement négatif.


Après quarante ans d'indépendance, les Etats africains (surtout au sud du Sahara) viennent de montrer aux yeux du monde qu'ils ont été en majorité dirigés par des «analphabètes» politiques qui ont hypothéqué l'avenir des jeunes au détriment de leur égoïsme. Pourquoi l'Afrique a-t-elle détruit sa jeunesse qui, pourtant, quelques décennies avant les indépendances, avait prouvé à l'opinion internationale que l'on pouvait compter sur elle dans le processus du développement du continent?



La jeunesse africaine
avant les indépendances

C'est une jeunesse patriotique qui ne connaît pas encore l'ethnicité car formée culturellement sur le modèle de la société colonisatrice. Beaucoup de jeunes rêvent d'aller plus vite que le temps; certains abandonnent leurs études et vont immigrer dans les capitales occidentales dont les principales seront Paris et Bruxelles pour Francophones et Londres pour les Anglophones. Dans le milieu juvénile, le métier des armes est considéré comme une perte de temps; c'est une préoccupation de ceux qui «n'aiment» pas l'école. Ayant découvert les vertus de la politique à travers les livres et les partis politiques européens, plus particulièrement ceux du pays colonisateur, les jeunes s'intéressent à la politique et veulent la faire à l'image des Européens. C'est ainsi que naîtront des associations et partis politiques qui auront pour point focal un idéal fondé sur une conception commune au niveau des idées et non sur l'ethnicité comme on le remarque maintenant dans la plupart des pays africains.



Les jeunes après
les indépendances

L'Afrique a été peut-être décolonisée trop tôt. Quarante ans après les indépendances, sa jeunesse a sombré dans le désarroi. Sa capacité de créativité et de raisonnement développée par l'école coloniale et même post-coloniale n'est plus qu'un triste souvenir. La jeunesse actuelle fait peur et l'on serait même en droit de se demander si l'élite politique africaine a conscience de la situation précaire dans laquelle se trouve le continent.

Il faut souligner que les jeunes ont subi la gestion chaotique des hommes politiques qui ont pris la relève des administrations coloniales dès les années 60. Pendant plusieurs décennies de règne sans partage et cela jusqu'à l'aube du XXIème siècle, les dirigeants africains se sont caractérisés par l'inconscience, l'analphabétisme politique et la gabegie, des maux qui ont porté un coup fatal à l'évolution de la jeunesse. Les chefs d'Etats africains se sont presque comportés en chefs «irresponsables».

De 1960 à nos jours, la majorité des leaders africains se sont montrés incapables de mettre en oeuvre ce qu'ils ont appris auprès des grands hommes d'Etat de l'Occident. Ils ont plutôt cultivé le tribalisme et l'ethnicité pour faire asseoir leur pouvoir. Dans sa réflexion intitulée «L'ethnicité et le phénomène urbain en Afrique subsaharienne», le professeur Albert Muluma Munanga, parlant de certains pays à ce sujet stipule que «sur le plan politique, plusieurs partis politiques ont été modelés sur la base ethnique. C'est notamment le cas du Parti Démocratique de la Côte d'Ivoire (PDCI) du feu Président Houphouet Boigny par la création de sections ethniques (...). Le cas du Mouvement Populaire de la Révolution (MPR) du Président Mobutu au Zaïre constitue un autre exemple? Pour avoir une popularité, le MNR (avait) crée une branche spécialisée en son sein dénommée 'alliance des Bangalas' (...). Au Congo-Brazzaville, on (peut citer) les cas du parti de Bernard Kolélas, de Yombi Opango etc.».

Avec cette nouvelle conception de faire la politique, la jeunesse voit se créer en elle un divorce entre l'idée d'appartenir à un groupe ethnique et celle de faire membre d'un parti politique au sens propre du terme.



L'échec des hommes politiques,
synonyme de malheur
de la jeunesse

De 1960 au seuil du XXIème siècle, l'Afrique a échoué dans son développement qui devait garantir l'avenir des jeunes. Si on peut louer quelques pays anglophones (l'Afrique du Sud, la Namibie, le Kenya...) qui se sont développés au cours des dernières décennies du XXème siècle, triste est le sort des pays francophones et lusophones, en particulier ceux de l'Afrique Centrale dont le retard est criard sur les plans culturel, social et économique. Les jeunes de ces pays (Tchad, République Démocratique du Congo, Congo-Brazzaville, Centrafrique et Angola) ont connu la guerre. Malgré quelques réalisations de prestige, les dirigeants politiques n'ont pas été à la hauteur de leur tâche. N'ayant pas pu préserver l'héritage de la colonisation, ils ont paradoxalement détruit le peu de réalisations laissées par l'administration coloniale. L'école et la santé qui sont les points vitaux du développement d'une société ont été négligées. Et pourtant les potentialités ne manquent pas dans certains de ces pays comme la République Démocratique du Congo, le Congo-Brazzaville et l'Angola qui ont des sous-sols riches (cuivre, bauxite, diamant, pétrole...). Malheureusement leurs jeunesses croupissent dans la misère. Des usines n'ont pas été créées pour embaucher les jeunes après leur formation professionnelle; les rares laissées par les colons ont subi la loi de la nationalisation avant d'être littéralement «détruites» par la gabegie et le tribalisme des hommes au pouvoir. Les services sociaux et publics les plus élémentaires qui devaient au moins préserver la santé des populations, et particulièrement les jeunes qui constituent la couche la plus dynamique de la société, n'existent plus dans les villes africaines. L'école et l'université sont malades et il se crée ipso facto une inquiétude au sein de la jeunesse qui vit actuellement dans la saleté et le SIDA. Dans les villes comme Kinshasa et Brazzaville (les capitales les plus rapprochées de la planète), la saleté et le SIDA ne respectent pas les frontières dans le milieu des jeunes des deux rives. A Kinshasa comme à Brazzaville, les services de voirie ne sont plus fonctionnels et les gouvernements constatent impuissants la dégradation des conditions de vie de leurs populations. On assiste dans certains quartiers des deux villes à des scènes insoutenables. Des jeunes désoeuvrés se donnent aux vidanges des fosses sceptiques dans des conditions inimaginables. Ils creusent de grands trous dans les rues à l'intérieur desquels ils déversent toutes les matières fécales qu'ils tirent des fosses sceptiques. Et quand les pluies arrivent, c'est toute la saleté qui se répand dans tout le quartier avec ses conséquences telles les épidémies de diarrhée et de fièvre typhoïde qui font des victimes surtout au niveau des plus petits.

Pendant quarante ans, les leaders politiques africains se sont comportés en chef de village. Il y a eu des gouvernements, des institutions créées à l'image des pays modernes mais les chefs d'Etat du continent n'ont pas été sérieux dans l'exercice de leur fonction car prisonniers de leur ethnicité. Ils n'ont pas pu conscientiser la jeunesse pour créer des nations sur les territoires hérités de la colonisation. Dans son livre «Le manguier, le fleuve et la souris», le Président du Congo-Brazzaville a le courage de reconnaître que la jeunesse de son pays a été (et serait encore) marginalisée; triste constat: «Les plus sacrifiés sont les jeunes (...). Quelle perspective leur offre-t-on? Après avoir vu leurs rêves et leurs espoirs confisqués, le pouvoir (politique) les laisse en proie à tous les doutes, par conséquent à tous les excès».

Devant l'échec d'une partie de l'élite politique africaine, beaucoup de jeunes sont tentés par les pays développés. Ceux qui y sont déjà et qui ont terminé leurs études et formations ne veulent plus rentrer au pays à cause de la sauvagerie et l'animalité qui s'y sont installées.

Quarante ans après les indépendances, les jeunes Africains constituent à végéter dans le désespoir où l'arme et la drogue les guettent à tout moment.



La jeunesse africaine,
une bombe à retardement

L'immaturité politique en Afrique a donné naissance à des sociétés d'orphelins par le biais des guerres ethniques et du SIDA. On rencontre maintenant en Afrique les «enfants des rues» âgés en général de cinq à quinze ans, errant dans les grandes villes, abandonnés à eux-mêmes. Incapables d'aller à l'école pour les plus petits et de poursuivre les études pour les plus grands, ces orphelins pensent trouver leur «bonheur» dans la drogue et les armes qui souvent les emmènent au pillage et au viol.

L'Afrique serait-elle en voie de disparition avec une jeunesse qui ne lui inspire plus confiance? Réponse mitigée car elle n'a aucune ambition, aucun défi à relever. Et comme l'affirme l'historien congolais Théophile Obenga, «on disparaît quand on n'arrive pas à relever les défis». Si la jeunesse ne peut pas défier le SIDA, la culture guerre à elle imposée par les hommes politiques, si l'école et l'université africaines continuent à être extraverties (leurs diplômes n'étant plus pris au sérieux sous d'autres cieux), la disparition dont parle Théophile Obenga pourrait se concrétiser pendant ce nouveau millénaire. Angoissés et poussés au désespoir, les jeunes seront capables de prendre des risques car n'ayant plus confiance au pouvoir. Sans travail avec un avenir plus qu'incertain, ils développeront, avec le goût des armes et de la drogue, une culture de pillage, de gangstérisme et de barbarie. Les petits Angolais et Congolais l'ont bien su démontrer en Afrique centrale.



Il faut désamorcer la bombe

Le troisième millénaire devrait être porteur d'espoir pour les jeunes Africains. Le continent est riche. La plupart des Etats qui ont connu les guerres ont le diamant, la bauxite, l'or, le pétrole, l'eau et le soleil; mais paradoxalement la couche juvénile de ces pays n'en profite pas.

Il faut redynamiser l'école et revaloriser surtout l'enseignement technique et professionnel. Des relations humaines, les jeunes Africains devraient faire un effort pour que vive la cohabitation ethnique qui souvent, quand elle est mal entretenue, provoque des remous sociaux qui retardent ainsi le développement de la conscience nationale. Pour Albert Muluma Munanga, «trouver les mécanismes qui permettent la coexistence interethnique (...) est le défi capital auquel doit faire face la sagesse de l'élite africaine actuelle (...) et parmi des solutions possibles pour l'instauration de la coexistence interethnique, (...) le seul moyen, c'est la culture d'une conscience nationale». Une autre aubaine pour le continent pour que le XXIème siècle soit le siècle de la renaissance africaine: la rencontre Afrique-FMI de l'année passée (janvier 2000) au Gabon. Les dirigeants africains, pour donner une chance à la jeunesse, ont intérêt à respecter les recommandations du FMI préconisées à Libreville. Ils doivent maintenant tourner le dos à la guerre pour s'occuper convenablement de la condition sociale des jeunes qui peut être définie comme l'élément moteur du développement d'un pays. Les Etats africains devraient profiter des largesses que leur a faites le FMI à Libreville sur «la croissance et la réduction de la pauvreté en Afrique». Pour les Institutions de Bretton Woods, le social doit maintenant passer avant la macro-économie; elles veulent que les gouvernants africains soient à l'écoute de leurs populations, surtout les jeunes. Ils doivent les associer à la gestion économique. Il faudra aussi effacer l'image de la guerre et de la drogue qui hante encore la conscience des jeunes en dépensant plus dans les secteurs sociaux (éducation, culture, santé) et moins dans l'armement. Le XXIème siècle pourrait être africain si l'on respecte les recommandations de Libreville qui feront que des millions d'Africains, en particulier les jeunes, sortent de la pauvreté et passent de la survie à la vie.



Conclusion

La jeunesse longtemps marginalisée par ses gouvernants, attend que des solutions soient trouvées pour soigner les maux qui la minent depuis les indépendances. Marquée par les injustices sociales, les guerres et la drogue, elle risque de «brûler» les métropoles africaines si les chefs d'Etat continuent à se comporter comme des chefs coutumiers. Saisiront-ils l'occasion à eux offerte par la rencontre Afrique-FMI à Libreville pour réduire la pauvreté sur le continent et travailler pour sa croissance afin que la jeunesse puisse avoir du travail? La bombe que constitue celle-ci, en particulier dans les pays subsahariens, est encore prête à éclater si on ne la désamorce pas à temps.


PAR JURESSE KANKOLONGO
CONTACTS: 00243898666703 00243813543218.




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#Posté le lundi 16 juin 2008 06:36

SPECIAL 25 MAIS ANNIVERSAIRE DE JURESSE KANKOLONGO

BON ANNIVERSAIRE JURESSE KANKOLONGO

Bon anniversaire, nos v½ux les plus sincères
Que ces quelques fleurs vous apportent le bonheur
Que l'année entière vous soit douce et légère
Et que l'an fini, nous soyons tous réunis
Pour chanter en ch½ur : "Bon Anniversaire !"

Pour tante Elisa ou l'oncle Firmin
On a tous chanté ça, nos bouquets à la main
On se dandinait d'un air sans malice
Comme dans "Maman les p'tits bateaux"
Le c½ur y était mais l'½il en coulisse
On cherchait plutôt le fameux gâteau !


Autant de bougies, autant de printemps
Et soudain par magie on arrive à vingt ans
Alors ce jour-là, parmi tous les rires,
C'est vous, sur cet air, que l'on attend
On voudrait crâner mais on a beau dire
Ca fait quelque chose quand on entend...

Que l'année entière vous soit douce et légère
Et que l'an fini, nous soyons tous réunis
Pour chanter en ch½ur : "Bon Anniversaire !



JURESSE KANKOLONGO .
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#Posté le samedi 14 juin 2008 12:26

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